Chanel en procès pour contrefaçon!

Le sous traitant World Tricot située à Lure (Haute-Saône), travaillait pour la société Chanel depuis 1998.

Née à la fin des années 1980 sous forme d’association de réinsertion pour femmes sans emploi, World Tricot travaille aujourd’hui pour les grands noms de la haute couture comme Christian Lacroix, Chanel, Dior, Kenzo, Jean-Paul Gaultier, Givenchy, elle reproche à la Maison Chanel d’avoir contrefait et commercialisé à son insu un modèle de veste préalablement refusé.

En mars 2005, lors d’un séjour à Tokyo, Carmen Colle, gérante de World Tricot, aurait reconnu dans la vitrine d’une boutique Chanel, le modèle de « demi devant » de veste féminine qu’elle aurait proposé à la maison Chanel dès la mi-2004 et qui aurait été refusée par son directeur de collections Karl Lagerfeld.

Après une mise en demeure de Chanel, puis une assignation en juin, l’affaire a fait le 27 septembre 2005 l’objet d’une audience en référé devant le tribunal de commerce de Nanterre, à l’issue de laquelle Chanel s’est engagé à fournir à la justice diverses pièces relatives au dossier.

Faute d’accord à l’amiable entre les parties, World Tricot assignait Chanel sur le fond en vue d’obtenir des dommages intérêts.

World Tricot réclame plusieurs millions d’euros à la maison de haute couture parisienne Chanel.

Le jugement devait être rendu le 11 décembre 2009

Biographie de Carmen Colle, fondatrice de World Tricot

Fille d’immigrés italiens, Carmen Colle, ouvrière devenue animatrice de quartier, crée à la fin des années 1980 et avec l’aide de l’Abbé Pierre, sa société World Tricot à Lure, en Haute-Saône, en vue de réinsérer des femmes sans emploi.
Très vite, l’entreprise artisanale se spécialise dans la maille de luxe auprès des plus grands noms de la haute couture dont Dior, Christian Lacroix, Givenchy, Kenzo. L’arrivée de Chanel , qui devient son principal client, sonne comme une consécration. Son histoire fait le tour du monde.
Mais en mars 2005, Carmen Colle dit reconnaître l’un de ses motifs sur une veste exposée en vitrine d’un magasin Chanel à Tokyo dont la confection a été confié à une entreprise italienne.
Après plusieurs lettres restées sans réponse de Chanel, explique son avocat Me Pascal Crehange, World Tricot décide en septembre 2005 d’assigner Chanel pour « contrefaçon » et « rupture abusive de relation contractuelle » et réclame 2,5 millions d’euros de dommages et intérêts.
Placée à nouveau en redressement judiciaire en 2007, World Tricot, qui emploie aujourd’hui douze salariés contre 90 entre 1999 et 2001, a été autorisée en janvier à poursuivre son activité pendant dix ans.

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